Il est des chantiers qui vous inspirent, ou qui vous marquent, qui vous enthousiasment, qui vous imposent des contraintes, ou qui forcent le respect pour leur histoires, leur matériaux, et puis il y a des chantiers qui fond tout ça à la fois. C’est le cas de cette grande chapelle, ou petite église. Son origine remonterait au XII ième siècle.
L’histoire lui a fait certainement subir plusieurs épreuves : tout d’abord une désacralisation fin du XIX ieme siècle, des ouvertures en façade plus fonctionnelles, des ajouts de planchers, d’escaliers, des couches de plâtres et revêtements de sols divers et variés.
Cette chapelle était donc devenu une maison bourgeoise, ne conservant comme auguste passé qu’un morceau de son cœur et son clocher carré.
La belle histoire de ce chantier réside dans la renaissance de cette chapelle romane.
Au fur et à mesure de la démolition, nous découvrions ces formes cachées, ses voûtes et ses murs de pierres dorées. Nous avons donc d’abord souhaité la déshabiller.
Ensuite, une fois que ses volumes apparaissaient, nous devions les utiliser, jouer avec ces magnifiques hauteurs.
Nous avons donc rêvé à un bloc cheminé central, traversant. Nous avons imaginé ensuite pouvoir monter sur cette cheminée, qui servait alors de palier intermédiaire à un escalier en deux volées. Une fois arrivé à hauteur d’un étage, un jeux de passerelles vitrées longeait les murs, reliant entre eux les deux extrémités de la nef, représentant chacun une zone nuit.
Deux zones nuit opposées, deux plateformes ouvertes en guise de palier.
Puis vînt les contorsions du petit escalier menant au clocher, à ses trois petites pièces, dont celle dominant le village et la vallée.
La chapelle accueillait alors dans son sein, au milieu de sa nef, et jouant de ses voûtes et de ses ouvertures, les mouvements contemporains d’escaliers d’acier et de verre.
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